Velo fonction entreprise : interview Frédéric Dubois

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Portrait : Frédéric Dubois, DRH convaincu par le vélo de fonction

Frédéric Dubois est Directeur des Ressources Humaines d'une PME industrielle de 180 salariés implantée dans la région lyonnaise. Il y a deux ans, il a initié et piloté le déploiement d'une flotte de 25 vélos électriques de fonction pour ses collaborateurs. Nous l'avons rencontré pour partager son expérience, ses convictions et les leçons tirées de ce projet.

Qu'est-ce qui vous a amené à lancer ce projet de vélos de fonction ?

"Honnêtement, c'est une combinaison de facteurs. D'abord, la direction m'avait demandé de travailler sur notre plan de mobilité, rendu obligatoire pour les entreprises de notre taille. On avait un vrai problème de saturation du parking — on manquait de places, et ça créait des tensions entre les équipes. Ensuite, on cherchait des leviers RSE concrets, pas juste du verdissement d'image. Et enfin, on avait du mal à recruter certains profils et on cherchait des avantages différenciants. Le vélo de fonction a répondu à ces trois problèmes en même temps."

Comment s'est passée la décision en interne ?

"C'est là que ça a été le plus complexe. Le DAF était sceptique au départ — il voyait ça comme une dépense de confort, pas comme un investissement. J'ai dû préparer un dossier financier solide, en modélisant les économies sur les indemnités kilométriques, les avantages fiscaux du FMD, et en valorisant l'impact sur l'absentéisme. Quand il a vu que le ROI était positif dès la première année, il a changé d'avis."

"Le PDG, lui, a été convaincu assez facilement. Il fait du vélo lui-même le week-end, donc il comprenait intuitivement la valeur. C'est d'ailleurs lui qui a suggéré de prendre aussi un vélo pour lui, ce qui a beaucoup aidé pour l'adoption — quand les salariés voient le patron se déplacer à vélo entre nos deux sites, ça crédibilise le projet."

Quelles ont été les réactions des salariés ?

"Très diverses, ce qui ne m'a pas surpris. On a eu des enthousiastes immédiats — notamment les jeunes collaborateurs qui habitent près du site — qui se sont inscrits en quelques heures. Et puis on a eu des sceptiques, voire des réfractaires. 'Je vais arriver en sueur', 'il fait froid l'hiver', 'c'est dangereux', 'je vis trop loin'... J'avais anticipé ces objections et j'avais préparé des réponses : le vélo électrique, justement, tu ne transpires pas si tu ne veux pas, tu gères ton niveau d'assistance. Pour les plus éloignés, on a travaillé sur des combinaisons vélo + train."

"Sur les 25 vélos déployés, 22 sont utilisés quotidiennement ou quasi-quotidiennement. C'est un taux d'adoption qu'on n'espérait pas au départ."

Qu'est-ce qui a vraiment fait la différence dans la mise en oeuvre ?

"La formation, sans aucun doute. On a consacré une demi-journée complète par groupe de 5 salariés — prise en main du vélo, réglages, gestion de la batterie, règles de sécurité, quelques kilomètres en groupe dans le quartier. Cette demi-journée, c'est un investissement qui a multiplié le taux d'adoption. Les gens qui ont une bonne première expérience continuent à utiliser le vélo. Ceux qui n'ont pas été bien accompagnés abandonnent rapidement."

"On a aussi beaucoup investi dans les infrastructures côté entreprise : abri à vélos sécurisé avec vidéosurveillance, casiers pour les affaires personnelles, une douche pour les salariés qui viennent de loin ou qui ont chaud. Ces investissements ne sont pas dans le contrat de location, mais ils sont indispensables pour que ça fonctionne vraiment."

Quels bénéfices concrets avez-vous observés après deux ans ?

"Sur le plan financier, on a économisé environ 35 000 € sur les indemnités kilométriques en deux ans, pour 22 salariés qui ont abandonné leur voiture pour les trajets domicile-travail. Les loyers coûtent environ 20 000 € sur la même période, après déduction de l'économie fiscale. On est donc positifs."

"Mais l'impact que je n'avais pas vraiment chiffré dans mon business case, c'est l'ambiance. Le fait que des collègues arrivent ensemble à vélo, qu'il y ait des discussions sur les itinéraires, les équipements — ça crée du lien. L'absentéisme a baissé de 12 % chez les utilisateurs réguliers de vélos. Et dans nos enquêtes de satisfaction salariale, le vélo de fonction est cité comme l'un des avantages les plus appréciés, devant la mutuelle ou même le restaurant d'entreprise."

Un conseil pour les DRH qui veulent se lancer ?

"Ne sous-estimez pas la dimension humaine du projet. Le vélo de fonction, ce n'est pas juste du matériel à commander — c'est une transformation des habitudes de déplacement, ce qui demande du temps et de l'accompagnement. Impliquez les salariés dès la phase de conception : leurs retours sur les modèles de vélos, les équipements, les besoins spécifiques sont précieux. Et choisissez un prestataire qui ne vous vend pas juste du matériel, mais qui vous accompagne vraiment dans le projet. Avec Bike2Mobility, on a eu un interlocuteur dédié qui connaissait notre dossier et qui répondait rapidement. Ça change tout."

Vous aussi, lancez votre projet de vélo de fonction

L'expérience de Frédéric Dubois illustre ce que peut apporter un projet de vélos de fonction bien conduit : économies réelles, satisfaction accrue des salariés, impact environnemental mesurable.

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