Les entreprises doivent dès à présent élaborer leur stratégie de décarbonation

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La décarbonation : urgence réglementaire et opportunité stratégique

Le changement climatique n'est plus une préoccupation abstraite pour les entreprises — c'est une réalité qui se traduit en obligations réglementaires, en risques financiers concrets et en opportunités de différenciation. En France et en Europe, le cadre légal se durcit rapidement, et les entreprises qui n'auront pas anticipé leur transition vers une économie bas-carbone se retrouveront à devoir gérer une transformation subie, plus coûteuse et plus difficile qu'une transition planifiée.

Parmi les leviers de décarbonation disponibles, la mobilité des salariés représente un gisement d'économies de CO₂ souvent sous-exploité. Et le vélo électrique, dans ce contexte, joue un rôle de premier plan.

Le cadre réglementaire qui s'impose aux entreprises

La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) : entrée en vigueur progressivement entre 2024 et 2026, cette directive européenne oblige les grandes entreprises à publier des informations détaillées sur leurs impacts environnementaux, dont leur bilan carbone. Les entreprises de plus de 250 salariés sont d'ores et déjà concernées, et le périmètre s'étend progressivement aux entreprises de taille intermédiaire.

Le Bilan GES réglementaire : les entreprises françaises de plus de 500 salariés (250 en Outre-Mer) doivent établir un Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES) tous les 4 ans, incluant les émissions liées aux déplacements des salariés (Scope 3). Ce bilan doit être accompagné d'un plan de transition.

La taxe carbone et son évolution : le prix du carbone en Europe (via le marché européen du carbone, ETS) augmente régulièrement. Les entreprises exposées à ce mécanisme ont un intérêt direct à réduire leurs émissions pour maîtriser leur coût carbone.

Les exigences des donneurs d'ordre : de plus en plus de grands groupes intègrent des critères environnementaux dans leurs cahiers des charges fournisseurs. Ne pas avoir de stratégie de décarbonation crédible peut signifier perdre des marchés.

La mobilité des salariés : un levier de décarbonation sous-exploité

Les déplacements liés au travail représentent en moyenne 15 à 30 % des émissions de CO₂ imputables à une entreprise en Scope 3 (émissions indirectes en amont et en aval de l'activité). Pourtant, c'est l'un des postes sur lesquels les entreprises agissent le moins, souvent par méconnaissance des leviers disponibles ou par crainte d'interférer avec les habitudes de déplacement des salariés.

La réalité est que les entreprises disposent d'outils concrets pour agir sur ce poste :

Le déploiement de vélos électriques : pour chaque salarié qui substitue le vélo à la voiture pour ses trajets domicile-travail, les émissions associées à ces trajets tombent quasiment à zéro (l'empreinte de fabrication du vélo est rapidement amortie par l'usage). Sur une flotte de 20 salariés effectuant 20 km aller-retour en voiture, le passage au vélo électrique économise environ 30 tonnes de CO₂ par an.

Le télétravail : réduire le nombre de jours de présence sur site réduit mécaniquement les émissions liées aux trajets domicile-travail. Mais le télétravail seul ne suffit pas — il doit être combiné avec des actions sur les jours de présence.

L'optimisation des voyages d'affaires : remplacer les voyages en avion par le train pour les déplacements inférieurs à 4 heures, et réduire le nombre global de voyages grâce à des outils de visioconférence.

Construire une stratégie de décarbonation crédible

Une stratégie de décarbonation n'est pas une déclaration d'intention — c'est un plan d'action avec des objectifs mesurables, un calendrier précis et des responsabilités clairement définies. Voici les étapes clés :

Étape 1 — Mesurer : établir un bilan carbone complet, incluant le Scope 3 lié aux déplacements. Sans cette base de référence, il est impossible de fixer des objectifs crédibles et de mesurer les progrès.

Étape 2 — Identifier les leviers prioritaires : analyser les postes d'émissions les plus importants et les plus accessibles. La mobilité des salariés est souvent l'un des leviers les plus actionnables à court terme.

Étape 3 — Fixer des objectifs ambitieux et réalistes : s'aligner sur les recommandations scientifiques (trajectoire 1,5°C) ou, a minima, sur les objectifs de l'accord de Paris. Être transparent sur ces objectifs avec l'ensemble des parties prenantes.

Étape 4 — Agir avec des mesures concrètes : déployer un programme de vélos de fonction, optimiser les plans de déplacement, renforcer le covoiturage, investir dans des véhicules électriques pour la flotte professionnelle.

Étape 5 — Mesurer et communiquer : suivre régulièrement les progrès, ajuster les actions si nécessaire, et communiquer de manière transparente sur les résultats auprès de toutes les parties prenantes.

Le vélo électrique dans la stratégie de décarbonation

Parmi tous les leviers disponibles pour décarboner la mobilité des salariés, le vélo électrique présente un profil exceptionnel : impact immédiat sur les émissions, coût raisonnable, bénéfices RH et santé associés, image positive auprès des parties prenantes.

La location longue durée, telle que proposée par Bike2Mobility, permet de déployer rapidement une flotte de vélos électriques sans investissement lourd, avec une gestion externalisée qui minimise la charge administrative.

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N'attendez pas que les contraintes réglementaires vous y obligent. Contactez Bike2Mobility dès maintenant pour construire votre feuille de route mobilité durable.

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